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Séminaires annuels "Mondes indiens" (2016-2017)

Séminaire mensuel

Organisatrices
Isabelle Ratié (Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3) et Françoise ‘Nalini’ Delvoye (EPHE)

Le séminaire Mondes indiens, organisé par l’UMR Mondes iranien et indien, se propose de présenter les recherches en cours ou récemment publiées sur les mondes indiens et indianisés — correspondant essentiellement aux pays actuels d’Asie du Sud et d’Asie du Sud-Est —, réalisées par des enseignants-chercheurs, chercheurs confirmés et doctorants de l’UMR ou par des intervenants invités. Ce séminaire pluridisciplinaire est ouvert à tous les chercheurs travaillant sur le monde indien, aux étudiants de master, aux doctorants, et pourra constituer un lieu de débats et d’échanges avec des spécialistes d’autres aires culturelles.

 

Programme

Mercredi, 26 octobre 2016
11h00 - 12h30
Université Sorbonne nouvelle - Paris 3, centre Censier
13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle Las Vergnas (3e étage)

  • Ingrid LE GARGASSON, Docteur en anthropologie sociale et historique (EHESS/CEIAS)
    Entre l’héritage des maîtres et la création contemporaine : regards croisés sur le répertoire des chanteurs de khyāl dans la musique classique de l’Inde du Nord

Le khyāl est actuellement le principal genre de la musique vocale hindoustanie ou "musique classique" de l’Inde du Nord. Il est apprécié pour son caractère virtuose. Cette forme poético musicale, apparue au tournant du 17e siècle, s’est développée aux 18e et 19e siècles et a continué à se transformer tout au long du 20e siècle. Les chants khyāl sont généralement en braj, un dialecte occidental du hindi parlé dans la région de Mathura et d’Agra. Même si des collections de chants existent sous format manuscrit, lithographié et, depuis la deuxième moitié du 19e siècle, sous forme imprimée, la tradition orale reste le lieu privilégié de leur transmission. Certains chants sont oubliés quand d’autres perdurent ou sont réintégrés. La plupart des chanteurs composent et insèrent, par ailleurs, leurs créations dans leur répertoire de scène, allant même jusqu’à les publier et les enregistrer.
Après avoir détaillé certains aspects du genre khyāl et notamment la "mise en performance" du poème, je propose de considérer la manière dont les répertoires se recomposent d’une génération à l’autre, à partir d’une enquête ethnographique réalisée auprès d’une lignée de chanteurs. En abordant la question de la circulation et de la réappropriation des répertoires, je montrerai les liens ténus existant entre transmission orale et transmission écrite dans le contexte étudié.

Ingrid LE GARGASSON a soutenu une thèse d’anthropologie sociale et historique à l’EHESS en décembre 2015 : « La fabrique des maîtres. Anthropologie des pratiques de transmission de la musique hindoustanie ou les enjeux de l’institutionnalisation d’un savoir dans l’Inde contemporaine ». Ses recherches postdoctorales concernent l’histoire de la musicologie indienne. Elle s’intéresse tout particulièrement à la relation entre le champ scientifique et le champ esthétique en Inde du Nord, en considérant le rôle du discours musicologique dans la mise en œuvre des politiques musicales publiques.

 

Mercredi 16 novembre 2016
11h00 - 12h30
Université Sorbonne nouvelle - Paris 3, centre Censier
13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle Las Vergnas (3e étage)

  • Nina MIRNIG, Académie des Sciences d’Autriche (Vienne)
    The “divine” worshipper in the Śivadharmaśāstra : conceptualizing the śivabhakta in the construction of a Śaiva social order

The Śivadharmaśāstra and the Śivadharmottara, both dating back to about the sixth or seventh century CE, are the first extant works to propagate a complete Śaiva social order. Formally addressing the community of Śaiva lay devotees, these texts not only canonize and consolidate a range of practices connected to Śiva worship present at the time, but also offer us an insight into the novel religious concepts and “promotional” strategies Śaiva groups developed as they rose to take up increasingly prominent positions in the socio-religious and political landscape of the early medieval Indic world. The only published edition so far has been produced by Yogī Naraharinātha in 1998 and appears to be a partly hand-written transcript of a Nepalese manuscript. In the past years, a group of international scholars has formed to critically edit these important textual witnesses of a key period in the rise of Śaivism.
After a brief introduction to this literature and my own critical editions within this framework, I will focus on how the spiritual status of the lay worshipper, the bhakta, is conceptualized in the Śivadharmaśāstra, also in relation to the spiritual benefits procured through devotional practices – ranging from the worship of the Śivaliṅga to the performance of special observances (vratas). Noticeable features are the strong identification of the lay worshipper with the deity and the spiritual gains this divine status may yield, oscillating between worldly benefits or powers (siddhi) and liberation (mukti). In its approach of conceptualizing the spiritual status of the lay worshipper, the Śivadharmaśāstra contains both influences of the initiatory traditions of the Atimārga, in particular the Pāśupatas, and elements that will become prominent in subsequent tantric traditions.

Nina MIRNIG a obtenu un doctorat « Oriental Studies » à l’Université d’Oxford en 2010 et est chargée de recherche à l’Académie des Sciences d’Autriche depuis 2014. Ses recherches portent sur l’histoire du śivaïsme ancien, sur les rituels relatifs à la mort et à l’au-delà dans l’hindouisme et sur l’histoire religieuse et politique de l’Inde et du Népal à travers les sources épigraphiques. Auteur de plusieurs articles consacrés à ces thèmes, elle a également collaboré à l’édition du Skandapurāṇa, vol. IIB (2014), co-dirigé un numéro spécial de l’Indo-Iranian Journal (Epigraphical Evidence for the Formation and Rise of Early Śaivism, 2013, avec N. Bosma) ainsi que l’ouvrage collectif Puṣpikā : Tracing Ancient India through Texts and Traditions. Contributions to Current Research in Indology, Oxford : Oxbow Books, 2013, avec P.D. Szanto et M. Williams). Elle prépare actuellement la publication de la monographie Liberating the Liberated. A History of the Development of Cremation and Ancestor Worship in the Early Śaiva Siddhānta.

 

Mercredi 14 décembre 2016
11h00 - 12h30
Université Sorbonne nouvelle - Paris 3, centre Censier
13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle 410 (4e étage)

  • Jonathan DUQUETTE, University of Oxford, Oriental Studies, Newton International Fellow
    Reconstruire le shivaïsme dans l’empire : Herméneutique, stratégies textuelles et appropriation dans le projet Śivādvaita d’Appaya Dīkṣita (1520-1593)

Au cours des 15ème et 16ème siècles en Inde du Sud, des tensions s’installent entre shivaïtes et vishnouïtes au sein du puissant empire Vijayanagara. Alors que le culte de Rāma se fait plus important dans la capitale, certains membres des ordres religieux Śrīvaiṣṇava et Mādhva exercent un pouvoir grandissant à la cour du roi. Les shivaïtes, eux, perdent graduellement la faveur du patronage royal et de l’opinion publique. Appaya Dīkṣita (1520-1593), alors savant brahmane d’expression sanskrite au talent prometteur, se pose à la défense du shivaïsme. Durant près de trois décennies, il élabore, seul, un projet théologique et herméneutique de grande envergure : le Śivādvaita Vedānta, synthèse habile entre shivaïsme et philosophie non-dualiste de l’Advaita Vedānta. Au cours de cette présentation, je me propose d’examiner certaines des stratégies herméneutiques et textuelles employées par Appaya pour mener à bien son projet. Entre autres, je soulèverai la question du plagiat et de l’appropriation textuelle, ainsi que celle du rapport étroit d’Appaya au Vīrashivaïsme, une mouvance shivaïte locale de laquelle il se serait largement inspiré.

Jonathan DUQUETTE est un chercheur spécialisé dans l’histoire des traditions intellectuelles d’expression sanskrite en Inde du Sud, avec un intérêt particulier pour la philosophie (Nyāya, Vedānta, Mīmāṃsā) et l’histoire du shivaïsme de la fin de l’époque médiévale. Détenteur d’un doctorat en sciences religieuses de l’Université de Montréal (2011), Duquette fut chercheur postdoctoral à l’Université de Hamburg, l’Université de Leiden (Gonda Fellow) et l’Université d’Oxford (Wolfson College), où il poursuit présentement sa recherche sur le Śivādvaita Vedānta en qualité de Newton Fellow et enseigne le sanskrit au niveau du master. Ayant une formation universitaire en physique et en mathématiques, Duquette nourrit aussi un intérêt pour la philosophie des sciences et le dialogue entre sciences et religions. Co-éditeur d’une Festschrift dans le champ des études indiennes, Duquette a publié des articles dans des journaux tels que Religions of South Asia, Journal of Indological Studies, Numen, Philosophy East and West ainsi que Journal of Indian Philosophy, pour lequel il sera rédacteur adjoint (Assistant Editor) à partir de janvier 2017.
 

Mercredi 22 mars 2017
11h00 - 12h30
Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, Centre Censier
13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle Las Vergnas (3e étage)

  • John TABER, professeur, University of New Mexico, Alburquerque
    Page web professionnelle
    Is Language Conventional or “Natural” ? Mīmāṃsā and Indian Philosophy of Language

It is generally believed today that language is based on custom and convention. An important controversy in classical Indian philosophy, however, concerned whether the relation between a word and its meaning is natural or established by convention. The Mīmāṃsā tradition, which held the authority of the Veda to derive from its authorlessness, defended the view that the relation of word and meaning is eternal ; that is to say, words are naturally restricted to indicating only certain meanings. Other traditions criticized this position, arguing instead that the relation is strictly conventional : a word can mean anything you want it to mean ; meanings are fixed only by conventions. Professor Taber will discuss what was at stake in this debate and some interesting logical features of certain arguments.

John TABER est Professeur à l’Université du Nouveau-Mexique (Albuquerque, USA). Il est l’auteur de nombreux articles consacrés aux systèmes philosophiques indiens et a publié plusieurs monographies sur la philosophie indienne brahmanique et bouddhique : Transformative Philosophy : a Study of Śaṅkara, Fichte, and Heidegger (Hawaii, 1983) ; A Hindu Critique of Buddhist Epistemology : Kumārila on Perception (RoutledgeCurzon, 2005), et, avec Vincent Eltschinger et Helmut Krasser, Can the Veda Speak ? Dharmakīrti Against Mīmāṃsā Exegetics and Vedic Authority : An Annotated Translation of PVSV 164,24 – 176,16 (Austrian Academy of Sciences, 2012).

 

Mercredi 26 avril 2017
11h00 - 12h30
Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, Centre Censier
13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle 123 (1er étage)

  • Françoise ‘Nalini’ DELVOYE, Directeur d’études, École Pratique des Hautes Études
    Le "Banaras Dhrupad Mela" : Réflexions sur un festival musical annuel en l’honneur de Śiva

Le "Banaras Dhrupad Mela" est un festival annuel dédié au dhrupad, un genre poétique et musical qui a émergé à la fin du XVe siècle dans la région de Gwalior. Depuis 1975, il se déroule au bord du Gange pendant quatre nuits, dont la dernière, Mahāśivarātri, est consacrée à la célébration du mariage de Śiva et Pārvatī, à Tulsi Ghat, où le poète du XVIe-XVIIe siècle Tulsī Dās aurait composé le Rāmacaritamānas. Ce festival s’inscrit dans une longue tradition de performances patronnées par l’aristocratie. Aujourd’hui encore, Shri Anant Narayan Singh, le maharaja de Bénarès, joue un rôle majeur lors de l’ouverture ritualisée de chaque soirée et pour la remise de distinctions à des musiciens émérites. Les poèmes en l’honneur de Śiva "Śankar Mahādev" chantés dans le genre dhrupad sont peu nombreux dans les anthologies compilées depuis le XVIe siècle dans une région privilégiant la louange de la geste krishnaïte en langue braj, mais ils jouissent d’un grand engouement dans le cadre du "Banaras Dhrupad Mela".
Il s’agira de partager quelques réflexions sur les facteurs musicaux et extra-musicaux qui ont contribué à la popularité de ce rendez-vous annuel auprès d’un public composite, à partir d’observations personnelles depuis les années 1980, de témoignages de musiciens, de travaux d’ethnomusicologues, et de comptes rendus quotidiens publiés dans la presse locale et sur l’internet.

Françoise ‘Nalini’ DELVOYE, Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, enseigne la littérature indo-persane sur les arts performatifs à l’époque des Sultanats et dans l’empire moghol, et la poésie chantée dans la musique savante de l’Inde du Nord. Elle est l’auteur de nombreux articles sur la littérature et la musique dans le contexte indo-persan. Elle a dirigé Confluence of Cultures : French Contributions to Indo-Persian Studies (New Delhi, 1994 ; réimp. 1995) et co-dirigé avec M. Alam et M. Gaborieau, The Making of Indo-Persian Culture : Indian and French Studies (New Delhi, 2000). Avec P.L. Sharma elle a co-édité le premier volume de Nūr-Ratnākar et Amīr Khusrau’s Prose Writings on Music de Shahab Sarmadee (Kolkata, 2003 et 2004). Elle a co-dirigé avec J. Bor, E. te Nijenhuis et J. Harvey, Hindustani Music : Thirteenth to Twentieth Centuries (New Delhi, 2010) et prépare un ouvrage intitulé Court Poet-Composers in Braj Language : Text, Context and Performance in Premodern India (c. 1500-1700) à paraître chez Manohar, New Delhi.

 

Mercredi 10 mai 2017
11h00 - 12h30
Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, Centre Censier
13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle 123 (1er étage)

  • Émilie AUSSANT, Chargée de recherche au CNRS, directrice de l’UMR 7597 Histoire des Théories Linguistiques
    La Grammaire Sanskrite Étendue

La parution, en 1992, du volume 2 de l’Histoire des idées linguistiques, publié par Sylvain Auroux, inaugure toute une série de travaux pionniers sur la grammatisation1 massive des langues du monde à partir de la tradition grammaticale gréco-latine. La grammatisation des vernaculaires européens et – aujourd’hui encore – de nombreuses langues « exotiques », sur la base de la description grammaticale élaborée pour le latin (elle-même issue d’un transfert du modèle grec), constitue un facteur d’unification théorique qui n’a certes pas d’équivalent dans l’histoire des sciences du langage (Auroux 1994, p. 82). L’histoire a néanmoins connu d’autres « grammaires étendues » (cf. Auroux 1992, p. 19) : le modèle grammatical élaboré pour l’arabe a été utilisé pour décrire le copte, l’hébreu, le kurde, le persan, le syriaque et le turc ; des outils développés pour le chinois ont été étendus au coréen, au japonais et au vietnamien ; le modèle grammatical élaboré pour le grec a été utilisé pour décrire l’arménien, le géorgien, le latin, le vieux slave d’église et le syriaque ; des descriptions grammaticales élaborées pour le sanskrit ont servi à décrire plusieurs langues d’Asie (variétés d’indo-aryen moyen et moderne, langues dravidiennes, vieux javanais, cingalais), une langue de Sibérie (bouriate) et des langues parlées bien loin de l’Asie (langues algonquiennes).
Cette communication présentera les principaux traits de ce que nous conviendrons d’appeler la Grammaire Sanskrite Étendue, c’est-à-dire la grammatisation de diverses langues sur la base de descriptions grammaticales initialement élaborées pour le sanskrit.

[1] Sylvain Auroux définit le concept de grammatisation comme suit (1992, p. 28) : « Par grammatisation, on doit entendre le processus qui conduit à décrire et à outiller une langue sur la base des deux technologies, qui sont encore aujourd’hui les piliers de notre savoir métalinguistique : la grammaire et le dictionnaire. »

Références bibliographiques
Auroux, S. (1992). « Introduction. Le processus de grammatisation et ses enjeux », in Auroux (éd.), Histoire des idées linguistiques, tome 2 (Le développement de la grammaire occidentale), Liège, Mardaga, 11-64.
Auroux, S. (1994). La révolution technologique de la grammatisation – Introduction à l’histoire des sciences du langage, Liège, Mardaga.

Émilie AUSSANT est chargée de recherche au sein du laboratoire d’histoire des théories linguistiques (UMR 7597 CNRS, Paris Diderot, Paris Sorbonne Nouvelle), qu’elle dirige depuis 2014. Ses travaux portent sur l’histoire des idées et des théories linguistiques dans l’Inde ancienne d’expression sanskrite. É. Aussant a notamment publié Le nom propre en Inde. Considérations sur le mécanisme référentiel, 2009, Lyon, ENS Éditions et La traduction dans l’histoire des idées linguistiques. Représentations et pratiques, 2015, Paris, Geuthner.

 

Mercredi 14 juin 2017
11h00 - 12h30
Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, Centre Censier
13 rue de Santeuil, 75005 Paris, salle 123 (1er étage)

  • Sylvain BROCQUET, Professeur, Université d’Aix-Marseille, UMR 7297
    Métapoétique dans la poésie à sens multiple

C’est un fait bien connu que l’œuvre littéraire, en Inde ancienne, opère volontiers sur elle-même un retour réflexif à travers l’évocation de sa propre composition : cela relève du dialogue constant qu’entretiennent la théorie et la pratique. Les poèmes à sens multiples n’échappent pas à cette tendance : non seulement leurs auteurs y réfèrent régulièrement à l’écriture poétique en général et à ses enjeux, mais cette dimension métapoétique s’y enrichit parfois de données techniques qui concernent le processus même du double sens, dessinant les éléments d’un véritable commentaire intra-textuel. L’objectif semble double : d’une part introduire, ici comme ailleurs, une forme de distanciation qui promeut la théorie poétique au rang de source de beauté, mais aussi instaurer avec le lecteur une relation dialogique destinée à assurer l’intelligibilité de l’œuvre. On examinera ces deux aspects d’une même orientation du discours poétique à travers quelques exemples, empruntés surtout au Rāghavapāṇḍavīya de Kavirāja, une célèbre épopée du XIIe siècle qui résume simultanément le Rāmāyaṇa et le Mahābhārata.


Sylvain BROCQUET est professeur à l’Université d’Aix-Marseille. Après des études classiques (agrégation de grammaire), il s’est orienté vers les études indiennes, d’abord dans le domaine védique, puis dans celui de l’épigraphie d’expression sanskrite – son doctorat consiste en une étude littéraire et anthropologique des panégyriques de la dynastie des Pallava –, enfin dans celui de la poésie et de la poétique sanskrites. Il s’intéresse tout particulièrement, en sémanticien, à la poésie à double sens : il a ainsi publié en 2010 La Geste de Rāma, poème à double sens de Sandhyākaranandin et prépare actuellement la première traduction du Rāghavapāṇḍavīya, une épopée qui résume à la fois le Rāmāyaṇa et le Mahābhārata. Parmi ses articles, qui témoignent de son intérêt pour l’étude du discours, on peut mentionner : « Rhétorique des bénédictions inaugurales sanskrites » (2014), « Le mot dharma dans le Buddhacarita. Polysémie et rhétorique de la conversion » (2015) et « La fabrique du double sens dans la poésie sanskrite : l’exemple du Rāghavapāṇḍavīya de Kavirāja » (2015). Soucieux d’assurer la transmission du savoir indianiste, il est par ailleurs l’auteur d’une grammaire sanskrite et d’un livret d’exercices corrigés.

 

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