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Projet ANR DYNTRAN

Dynamiques de transmission : familles, autorité et savoir dans le Moyen Orient médiéval et moderne, XVe-XVIIe siècles / Dynamics of Transmission : Families, Authority and Knowledge in the Early Modern Middle East (15th-17th centuries)

Projet franco-allemand en sciences humaines et sociales / French-German Project in Human and Social Sciences
Financement / Founded by :
Agence Nationale de la Recherche (ANR) & Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG)
[ANR-14-FRAL-0009-01]

Direction

(Responsables scientifiques)

  • Maria Szuppe (CNRS, UMR7528 Mondes iranien et indien)
  • Christoph Werner (Philipps-Universität Marburg, Centrum für Nah- und Mittelost-Studien)

en partenariat avec / in partnership with : Institut Français d’Archéologie orientale du Caire (dir. Nicolas Michel).

Durée / Duration : 36 mois (2015-2018)

- Le carnet de recherche du projet

English Version

Participants du projet / Project Participants


Equipe française / French team

Maria Szuppe (directrice de recherche CNRS, UMR7528 Mondes iranien et indien)
Nicolas Michel (directeur, Institut Français d’Archéologie orientale du Caire / professeur, Université Aix-Marseille)
Sacha Alsancakli (doctorant, Université de la Sorbonne nouvelle - Paris 3 / UMR7528 Mondes iranien et indien)
Sandra Aube (post-doctorante contractuelle, CNRS UMR7528 Mondes iranien et indien)
Michele Bernardini (professeur, Università di Napoli “L’Orientale”)
Juliette Dumas (maître de conférences, Université Aix-Marseille)
Emmanuel Giraudet (ingénieur d’études CNRS, UMR7528 Mondes iranien et indien)
Denis Hermann (chargé de recherche CNRS, UMR7528 Mondes iranien et indien)
Francis Richard (conservateur des bibliothèques / UMR7528 Mondes iranien et indien)

Avec la collaboration de : Adam Sabra (Professor and King Abdul Aziz Ibn Saud Chair in Islamic Studies, University of California, Santa Barbara)

Equipe allemande / German team

Christoph Werner (Professor, Philipps-Universität Marburg)
Albrecht Fuess (Professor, Philipps-Universität Marburg)
Syrinx von Hees (Junior Professor, Universität Münster)
Konrad Hirschler (Reader, University of London, SOAS)
Georg Leube (Assistant Researcher, Universität Bayreuth)
Astrid Meier (Deputy Director & Senior Researcher, Orient Institut Beirut)
Torsten Wollina (Researcher, Orient Institut Beirut)
Daniel Zakrzewski (Doctorand, Martin-Luther-Universität Halle Wittenberg)

Avec la collaboration de : Colin P. Mitchell (Associate Professor, Dalhousie University, Halifax)

Resumé du projet


Depuis les vingt dernières années, l’histoire des familles est apparue de plus en plus clairement comme l’un des champs de recherche les plus stimulants dans les études sur le Proche et le Moyen Orient. Le projet présenté ici s’inscrit dans ce récent courant et se propose d’avancer dans plusieurs directions. Il investit d’abord un champ chronologique relevant de l’époque médiévale tardive et pré-moderne (« Early modern period »), allant ici du XVe au XVIIe siècle, période pour laquelle le rôle des familles reste insuffisamment étudié, les recherches existantes étant habituellement ciblées sur une région ou sur un groupe social précis. Ensuite, en associant en son sein les spécialistes des études arabes, turques et iraniennes, le projet veut contribuer à combler la division existant, dans les recherches sur le Moyen Orient, entre deux domaines d’étude : le monde de culture persane ou persanisante, et les régions du monde arabe placées sous la domination des Mamelouks et des premiers Ottomans. Dans ce cadre, mobilité géographique et zones de contact méritent une attention toute particulière. Enfin, tout en appliquant le concept général de transmission à l’histoire de la famille, le projet a pour but d’identifier les dynamiques de transmission de l’autorité et du savoir au sein des structures familiales, aussi bien de façon synchronique que diachronique.
L’objet de la transmission est de nature diverse : ce peut être la connaissance mystique et l’autorité spirituelle, un savoir-faire et des compétences militaires dans les familles des amirs, ou encore une forme de pouvoir politique et administratif au sein des familles « construites » ou groupes de parenté. Nous devons parallèlement prendre en compte les traditions scribales, littéraires et artistiques qui sont transmises au sein des lignées de savants et d’érudits. On peut en retracer le cheminement par l’étude des objets, considérés comme des manifestations à la fois symboliques et réelles de la légitimation, du statut et du pouvoir. Les processus de transmission s’expriment par des dynamiques qui leurs sont à la fois internes et externes. Internes par leur rapport avec la composition réelle des familles et externes par leur dépendance de facteurs géographiques, temporels et culturels, comme les regroupements de type tribal, les alliances territoriales, les ressources économiques, ainsi que des changements religieux ou idéologiques. Une série des sources est à notre disposition qu’il nous faut exploiter, comprenant des documents d’archives ainsi que des dictionnaires biographiques, des récits historiques et des objets matériels. Tout en essayant de définir l’idée de « famille » et ses protagonistes, notre objectif est de fournir des éléments pour une meilleure compréhension du rôle des familles et des groupes de parenté dans les cultures marquées par l’islam, avant l’arrivée de la modernité.

Summary of the Project


Family history has become one of the most stimulating fields in Middle Eastern studies in the last two decades. The present project inscribes itself into this recent tradition and proposes to advance its agenda in several directions. First, it moves into the early modern period, covering a time frame from the 15th to the 17th century where the historical role of families remains understudied and continues to be very regionally or socially focused. Secondly, it sets out to bridge the increasing gap that exists in scholarship on the Middle East between the Persianate world and the Arab lands under Mamluk and early Ottoman rule. Geographical mobility and contact areas thus deserve our special attention. Finally, it applies the overarching concept of transmission to family history and sets out to locate dynamics of transmitting authority and knowledge inside family structures, both synchronic and diachronic.
What is actually passed on can be of a very different nature : it might be mystical knowledge and spiritual authority, it might be military know-how and prowess inside amir families, or it might take the shape of political or administrative power inside constructed families or kin groups. Equally, we have to think of scribal, literary and artistic traditions which are transmitted within families of scholars and savants. They can be traced along real objects and be considered as symbolic and real manifestations of legitimacy, status, and power.
Processes of transmission, thus our hypothesis, are shaped by dynamics internal and external to them. Internal with regard to the actual composition of families, external with regard to geographical, temporal and cultural factors such as tribal formations, territorial alignments, economical resources, as well as religious or ideological change. A wide range of sources is at our disposal, including archival material as well as biographical dictionaries, historical narratives and material artifacts. As we try to define the idea of “family” and the protagonists behind it, we aim to provide a better understanding of the role of families and kinship groups in Islamicate cultures before the advent of modernity.

Activités de recherche

  • 26-29 novembre 2015
    Workshop "Families in Transmission" : journées d’études du programme DYNTRAN.
    Co-organisateurs : Maria Szuppe (UMR7528 Mondes iranien et indien) et Christoph Werner (Université de Marbourg)
    Lieu : Philipps Universität Marburg, Allemagne.

mis à jour le